Vacances : trois petits gestes dans votre assiette qui font du bien à votre santé… et à la planète
Les trois épisodes de canicule que nous venons de vivre nous rappellent que le dérèglement climatique fait désormais partie de notre quotidien. Face à cette réalité, il est parfois facile de se sentir impuissant. Pourtant, sans prétendre résoudre le problème à nous seuls, nous pouvons faire évoluer certaines de nos habitudes. Parmi elles, notre alimentation constitue un levier intéressant. Et la bonne nouvelle, c'est que ce qui est bénéfique pour notre santé l'est souvent aussi pour la planète.
Premier geste : adopter un peu plus souvent le réflexe flexitarien.
Lorsque l'on parle de l'impact de notre alimentation sur le climat, la viande est souvent au cœur des discussions. Pourquoi ? Parce que sa production, en particulier celle des bovins et des ovins, mobilise d'importantes surfaces agricoles, beaucoup d'eau et génère des émissions de méthane, un gaz à effet de serre qui contribue au réchauffement climatique.
Pour autant, il ne s'agit pas de supprimer la viande de son alimentation. Une approche plus flexitarienne, qui consiste à en consommer un peu moins souvent tout en privilégiant des produits de qualité, est déjà un excellent compromis. Remplacer un repas de viande par semaine par des lentilles
, des haricots blancs, des pois chiches, des fèves ou encore des œufs permet de varier les sources de protéines, d'augmenter ses apports en fibres et de nourrir notre microbiote. Un geste simple, économique et bénéfique à la fois pour notre santé et pour l'environnement.
Deuxième geste : redécouvrir les produits locaux et de saison.
L'été est sans doute la meilleure période pour profiter des tomates, courgettes, aubergines, melons, pêches ou abricots récoltés à maturité. Leur goût est souvent incomparable avec celui de produits cultivés hors saison ou importés de très loin.
Que vous soyez en vacances ou simplement chez vous, prenez le temps de découvrir un marché, une ferme ou un producteur près de chez vous. Acheter en circuit court, c'est choisir des aliments plus frais, souvent plus savoureux, tout en soutenant une filière avec moins d'intermédiaires. Le producteur est ainsi mieux rémunéré et le consommateur bénéficie généralement d'un prix plus juste au regard de la qualité proposée. En privilégiant des aliments produits à proximité, on limite également les distances parcourues et les besoins en transport, contribuant ainsi à réduire une partie des émissions de gaz à effet de serre liées à notre alimentation. C'est enfin une belle occasion de transmettre aux plus jeunes le plaisir de cuisiner des produits simples, locaux et de saison.
Troisième geste : réduire les emballages inutiles.
En faisant vos courses ou en préparant un pique-nique, quelques habitudes permettent de limiter facilement les déchets : emporter un panier ou des sacs réutilisables, choisir les fruits et légumes vendus en vrac, utiliser une gourde plutôt que des bouteilles en plastique ou encore conserver les aliments dans des contenants réutilisables. Ces petits réflexes diminuent la quantité d'emballages jetables tout en encourageant une consommation davantage tournée vers les produits bruts et peu transformés.
Vous appliquez déjà certains de ces gestes ? Bravo ! Continuez et profitez de l'été pour les transmettre autour de vous. Faire découvrir une recette à base de légumineuses, emmener ses petits-enfants au marché, cuisiner des produits de saison ou partir en pique-nique avec une gourde et des contenants réutilisables sont autant de façons de montrer que ces habitudes peuvent être simples, conviviales et accessibles à tous. Et si vous débutez, choisissez simplement le geste qui vous semble le plus facile à adopter. Les changements les plus durables sont souvent ceux que l'on partage..
Le défi de la semaine
Choisissez un seul de ces trois gestes et mettez-le en pratique pendant vos vacances… ou tout simplement cet été si vous restez chez vous. Si cette nouvelle habitude vous convient, gardez-la à la rentrée et ajoutez-en peut-être une seconde quelques semaines plus tard. Les changements durables sont rarement ceux que l'on impose du jour au lendemain ; ce sont plutôt ceux que l'on adopte progressivement, avec plaisir.
Parce qu'au fond, prendre soin de sa santé et prendre soin de la planète vont souvent dans le même sens. Chaque repas est une occasion de faire un choix qui nous fait du bien, tout en ayant un impact positif autour de nous. Comme j'aime souvent le rappeler, remettre du sens dans son assiette, c'est prendre soin de sa santé… tout en prenant soin de la planète.

